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Publié par Jv dit Jyvais

Alain BoucherLa chronique des métiers, par Scal, nous fait découvrir aujourd'hui un personnage improbable, de ces rares individus qui ont "fait tous les métiers". Mais Alain Boucher existe-t-il? Oui, j'en témoigne! Excellent cuisinier qui sait préparer les meilleurs peits plats pour ses amis, mais surtout un homme amitieux, subtil, d'une étonnante gentillesse. Un trésor d'humanité. La plume subtile de Scal suggère toutes ces qualités. A lui la parole. JV

 

Révélation : Indiana Jones est normand

Une chronique de pascal leleu

Alain BoucherSalut à tous. Quatrième chronique axée sur les professionnels dieppois par votre serviteur aliéné apparemment photographe. J’ai choisi aujourd’hui de me pencher sur le cas d’un professionnel…de tout, mon collègue et ami Mr Alain Boucher.

Il fait beau dans le Périgord, il fait chaud et les filles en maillots, il faut les trouver. Des bois, des champs, des châteaux, des pierres, des chiens sauvages et des maisons énormes sentant bon le vote de droite. Superbes paysages ( je vous conseille Sarlat, cité médiévale ).

Des producteurs de noix, de foie gras mes petits canards, des gites, des chambres d’hôtes et des autres hôtes, des éleveurs d’abeilles. Mais non, Scal est en vacances avec son ami pour quelques jour sans goélands alors il en profite pour interroger…un dieppois.

Naissance de Mr Alain Boucher en 1953 à Vittefleur d’un père scieur de long ( couper du bois en large ) et d’une mère au foyer. Arrivée délicate sur notre planète, le cordon ombilical lui servait de cache nez. D’où, peut être, cette rage de vivre, la nature ne l’ayant pas eu sur ce coup là. Très tôt les études ne l’aiment pas. Malgré son nom de famille, il intègre à Rouen une école de charcuterie et obtient avec brio son CAP de cochonnaille qu’il poursuit à Paris. La France le convoque dans un camp semi disciplinaire d’où il ressort avec la distinction ultime de fourragère noire marque de sentinelle dangereuse. Nouveau passage par la découpe de barbaque puis, écœuré, suivent trois années chez Renault Sandouville en qualité de monteur sur chaine. Après la chaine du froid, la chaine mécanique. Déraillement de la chaine et embauche comme signaleur à la centrale de Paluel sans jamais s’irradier ( quoique des fois je me demande ).

La section ferme et envoie notre Indiana Jones local chez les teutons à Rostock comme monteur en grue. C’est ce qu’on appelle monter les échelons. Puis retour dans nos douces contrées comme grutier pour l’entreprise Pigache à Bellengreville, et là, on reprend de la hauteur.

En 1981, une rencontre déterminante avec Mr Goedraad Daniel, directeur d’IBS France, société d’import Alain Boucherexport dieppoise. 28 ans de fidélité jusqu’à ce jour, deux tentatives avortées de création d’entreprise : une friterie et un garage, deux histoires d’huiles qui tournent au vinaigre, heureusement sans laisser de graisse derrière elles. Puis redescente dans le sud, Mr Boucher se diplôme en moniteur de plongée sous marine : après les hauteurs grutières on touche le fond…des mers. Puis retour chez Mr Goedraad qui entre temps a ouvert ALS, compagnie aérienne ou Alain devient affréteur aérien puis affréteur de bateaux transitant vers l’Italie. Retour dans les airs, l’air de rien. Il en profite pour passer son brevet de pilote pour ensuite partir comme…chauffeur routier à travers l’Europe : finies les routes du ciel, vive le bitume. L’an passé, IBS change d’orientation et Mr Boucher devient cuisinier au restaurant les 3 pièces, établissement organisateur de concerts, en face de l'hôtel de ville de Rouen.

Au bout de cela, dans quelques mois, une retraite bien méritée, un repos bien gagné me semble-t-il.

Retraite? Pas tout à fait, je vous l’avoue Mr Boucher va devenir photographe collaborateur et assistant de Scal. Avec un C.V. comme celui-ci sa candidature m’intéresse et je ne pense pas passer par le pôle emploi pour son recrutement.

Merci donc à cette merveilleuse société française moderne et fédératrice qui respecte ses employés et donne envie à ses citoyens de passer leur vie dans le même travail pour la même entreprise.

A la semaine prochaine donc sauf si je suis viré, chômeur, mort, pilleur de tronc pris en flag, ou photographe de photomaton.

Et merci à Pinaut, Lagardère, Messier, Bettencourt, Bunny et tous ses amis que les boucliers protègent…Aie Caramba

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