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Publié par Jean Vaysse

ART POETIQUE

Je voudrais découper le bi-hexamétrique
En deux morceaux égaux (en deux égaux morceaux),
Dussais-je me vautrer dans l'art dithyrambique
Comme porcin, cochon, porc, truie, goret, pourceau !
La langueur hépatique à l'Alexandrin vint
Donner une colique, il se cassa en trois
Segments brisés ; Victor Hugo en fut le roi.
Mais il advint
Qu'un sot rimeur
Voulut occire
Cette splendeur, oyez Messires :
Mon arrière-grand-mère, Maman coupe-menu,
Assise le ciseau saisissant le tissu
Coupe, coupe et...ouilla!
Je n'ai jamais su couper droit, adieu mes draps.
Et coupe et coupe revoilà
Qautre torchons pour un drap,
Ratés, ma foi.
Un mouchoir mon garçon?
Et jamais ne riait
Ni chien
Ni voisin
Ni visiteur,
Ni garde champètre,
Ni parent éloigné.
Pourquoi cette folie
De découper la poésie
En hexa six, octo huit,
Et le rejet, tiens, pour boucher les fuites!
Coupe, mon gars,
Mais en pensant
Qu'au lieu de draps
C'est de l'encens,
Ferment d'argent,
L'enfant-vent
Du temps.
On ne se couche pas dans l'Alexandrin.
On n'essuie pas dans l'octo ses deux mains.Mais je me mouche dans la boucherDes poètes malhonnêtes !
Répète!
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