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Publié par les zorganizateurs

 


 






POURQUOI UN

FESTIVAL à DIEPPE

& QUEL FESTIVAL ?


La France est la deuxième cinématographie au monde, derrière celle des Etats-Unis, si l'on excepte le cinéma "Bollywoodien" qui reste un cas à part dans la production et la distribution cinématographique mondiale.

Le cinéma français se porte donc plutôt bien, en tout cas mieux que les autres et de nombreux festivals de cinéma existent en France dont le festival de Cannes qui reste incontestablement, pour le monde entier, le plus grand et le plus prestigieux des festivals. Il y a aussi Deauville pour les films Américains, il y a Angers, La Rochelle, Belfort et aussi Clermont-Ferrand pour le court-métrage...Pour n'en citer que quelques-uns.

Tous ces festivals sont importants car ils se battent pour défendre la création cinématographique française et internationale, et permettent à de très bons films, totalement inconnus et ignorés, d'accéder aux publics. En tout cas, ces festivals permettent une mise en lumière de la création cinématographique mondiale (qui se trouve être d'une richesse inouïe), une découverte des nouveaux talents et une appréhension sans cesse renouvelée des questionnements de la communauté humaine, en France et dans le monde entier.

 Tous ces festivals démontrent bien le dynamisme de l'industrie cinématographique française et l'intérêt que les Français continuent de porter pour le septième art... Car il s'agit bien d'un art, avec la peinture, la musique, la sculpture, l'architecture, la danse et la poésie, pour être tout à fait clair.

Et non le septième "business" comme certains ont tendance à confondre, surtout ces dernières années. C'est certes aussi un divertissement recherché et une industrie florissante et il est aisé de s'en rendre compte lorsqu'on constate l'immense place qu'il occupe dans les médias.

Alors ! Pourquoi créer un nouveau festival ?... Et pourquoi le créer à Dieppe ! Petite ville, port tranquille de Haute-Normandie à des années lumières des fastes et des paillettes Deauvillaises et Cannoises ?... La plage la plus proche de Paris, les galets, les premiers bains de l'histoire totalement oubliés, depuis si longtemps, par le plus grand nombre excepté peut-être par les gens simples. Parce que notre volonté est justement de créer un festival populaire.

 

 

Le terme populaire est bien galvaudé et donc quelque peu ambigu, il réclame quelques précisions de précaution : Car il s'agit du "Populaire" dont parle un Jean Vilar, plutôt que toute autre chose. Jean Vilar avec son "théâtre populaire", c'est à dire "ouvert à tous".

Notre but est de proposer un festival offrant un cinéma de qualité, accessible au plus grand nombre,  y compris les plus humbles et les moins cultivés. Cela grâce à des films s'adressant à tous les publics et non exclusivement à une infime portion de ce public, en général la portion un peu trop élitiste. Grâce aussi à une tarification très basse, « comme un service public, nécessaire comme l'eau, le gaz et l'électricité... » , nous disait Jean Vilar.


La réalité est que de nombreux festivals développent aujourd'hui des thèmes ou des catégories et ferment ainsi leurs portes à de nombreux films de qualités qui ne rentrent jamais exactement dansles critères imposés par ces festivals :

Critères de genre : fiction, documentaire, animation... Critères de formats : 16mm, 35mm, Beta SP  ou Beta Numérique... Critères de durée, Critères de catégorie : drame, comédie, Policier... critères de nationalité : américain, asiatique, francophone, hispanique, africain... Critères de thématiques enfin, pour achever le tout.

Si l'on croisait toutes les contraintes et les restrictions de tous ces festivals, on se rendrait vite compte du nombre limité de possibilités dont un cinéaste dispose pour présenter son film et donc de le faire découvrir à un public.

Notre intention est inverse : défendre la création en favorisant un certain éclectisme, un certain pluralisme, sans chapelles, sans à priori, sans aucun filtre de sélection si ce n'est celui de la qualité cinématographique et de la sincérité humaine. Sans qu'un genre de cinéma ne soit privilégié auxdépens d'un autre genre. Film romantique, film policier, film de comédie coexisteraient et la seulecondition serait qu'ils soient tous des films reconnus par la profession et surtout par le public lui-même qui, au final, sait reconnaître quel film porte la vie et une réelle dose d'universalité, et quel film ne porte pas grand-chose, de la poudre aux yeux ou un grand vide...

Et pour réaliser ce projet notre figure emblématique sera « Bourvil ». Non pas, parce qu'il est ducoin, (même si cela ne gâche rien). Ni même parce qu'il a acheté son premier phonographe à Dieppe à la fin des années vingt (même si cela a été déterminant dans le paysage chansonnier et cinématographique de la première moitié du vingtième siècle). Maiparce qu'il incarne pour nous etpour beaucoup de français, la bonté et la générosité populaires ; le talent et l'humilité ; le cinémapopulaire de qualité ; le génie comique comme dans « la grande vadrouille » de Gérard Oury et legénie dramatique comme dans « Le cercle rouge » de Jean-Pierre Melville... Excusez du peu !

Notre festival se veut donc à son image. Des films de qualité : certains plus accessibles, d'autresplus difficiles, afin que chacun puisse trouver "sa nourriture terrestre" dans le foisonnement de cetévénement. Un festival qui soit capable de fédérer tous les cinémas de tous les genres, dans une célébration joyeuse, festive et populaire du septième art. L'art du cinéma qui est ouvert à tout le monde et qui nous est si cher.


Nicolas Bellenchombre & Pascal Fleury

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