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Vendredi 22 décembre 2006 5 22 /12 /Déc /2006 18:34
 
Pour les fêtes de Noël, les fans de Plus Belle La Vie seront comblés ! En plus de l’épisode quotidien, à 20 H 20, le 26 décembre la soirée entière sera consacrée à PBLV avec trois épisodes en « Prime Time » diffusés à la suite qui comporteront deux intrigues : une histoire policière, intrigue principale, et un conte de Noël, en intrigue secondaire.

Dès le 23 décembre, à 21 H 50 et le 24 à 13 h, l’émission Phenomenia de France 5 sera entièrement consacrée à Plus Belle La Vie avec le concours de spécialistes des médias, psychologue, sociologue, sans oublier plusieurs scénaristes de la série.

On peut penser que seront poursuivis un certain nombre des débats qu’a suscités l’émission Arrêt Sur Image du mois d’août dernier consacrée également à PBLV.

Point de vue de Yamoussoukro sur le Forum ASI de France 5 :

« Scénaristes, enfin, qui privilégient le dialogue sur l'action. Il ne se passe jamais rien dans ces séries, les personnages sont debout et se parlent. On se croirait revenu aux grandes heures du soap. Que ça traite de sujets sensibles ne change rien à cet écueil : quand on écrit pour la télé, il faut que les images parlent seules, le dialogue n'étant qu'une valeur ajoutée »

Réponse d’un scénariste de PBLV :


« Profonde erreur. L'idée que les images seules sont importantes est déjà discutable au cinéma, elle est d'ailleurs plutôt le fait des mauvais cinéastes que des bons, car ces derniers croient à la parole. (Et à la voix.) À la télévision, c'est une idée qui n'est même pas discutable, mais entièrement fausse, ne serait-ce que parce qu'elle y transpose lourdement le modèle du cinéma, qui n'est pas pertinent.
 
La télévision, ce n'est pas du cinéma en petit, c'est de la radio filmée. »
Par Jean Vaysse - Publié dans : ECRITS POUR VOUS
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Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /Déc /2006 11:49
 
Quand virtualité et réalité se mélangent

Hier soir sur TF1 dans Les experts, Miami, David Caruso était confronté à un sérieux problème. Les braqueurs et meurtriers se comportaient de façon en apparence illogique. On découvre alors que ces criminels sont des joueurs qui suivent les scenarios d'un jeu de console en le transposant dans la réalité. En tuant un policier dans la banque le joueur marque 5000 points et peut passer au niveau suivant du jeu. La virtualité prend le pouvoir dans la réalité et ce putsch provoque d'atroces dégats.On est passé du virtuel au réel aussi facilement que, dans ce paragraphe, j'ai glissé de l'imparfait au présent de l'indicatif : du récit à l'action, de l'histoire au vécu. Mélanges glissants, comme une chaussée verglacée.

Changement de plan : on laisse la télé et les Experts et on passe sur Internet. Dans le jeu sur Internet Second Life (cf. http://medianalyse.blogspot.com/  ) un grand nombre de joueurs (un ou plusieurs millions ?) se connectent à un univers virtuel dans lequel ils achètent du terrain, gagnent de l'argent dans la monnaie du « pays » (le linden dollar), et se déplacent à pieds, à cheval, en voiture mais aussi par téléportation ou en volant à la façon de Superman. Ce monde virtuel leut propose une deuxième vie (Second Life) ressemblant à la vraie mais en plus attractif où tout peut vous arriver : le pire...mais vous êtes dans votre fauteuil ; le meilleur (quoi, la fortune en Linden Dollars? Mais là, c'est convertible en réels petits billets verts. Car les terrains et propriétés construits virtuellement dans Second Life sont dans la réalité des espaces sur internet, ayant de ce fait une valeur réelle et monayable).

Le Front National (de Jean-Marie Le Pen, vous savez celui qui est arrivé au deuxième tour de la Présidentielle en 2002) vient d'ouvrir une permanence de campagne électorale... dans Second Life. La question n'est pas de savoir quelle valeur en dollars elle aura à la revente mais combien d'électeurs réels et de militants cela permettra de recruter. Les Frontistes virtuels deviendront-ils des Le Penistes réels?

Les fascistes en puissance vont s'engouffrer dans cette brêche. L'avantage du fascisme virtuel, pour les « joueurs » qui n'aiment pas trop les limites qu'impose la réalité à leurs fantasmes politiques, c'est que pas grand chose dans Second Life ne s'oppose à leur soif de toute puissance. D'une toute puissance réelle dans le monde virtuel. Voulez vous ainsi circuler par la voie des airs, comme les super-héros, dialoguer avec la réincarnation virtuelle d'Adolphe ou de Benito, vous affranchir des « détails de l'histoire » ou construire des « camps » pour de rire (!?), qui vous en empêchera ? Les réseaux ainsi construits peuvent acquérir une puissance virtuelle dans le monde réel : inversement de perspective, Mélange glissant, dérapages assurés.

Qui me dit qu'après ces mauvaises paroles, mon site ne va pas faire l'objet d'une attaque virtuelle pour me punir de mes propos outrecuidants ?

Je propose de travailler le rapport entre réalité et virtualité. Avec, par exemple, ce syllogisme, proposé ici comme hyptohèse de travail : le virtuel fait partie du monde réel ; dans le prétendu « monde virtuel » la réalité n'est qu'un mythe, organisé en signes ; donc le monde virtuel n'existe pas. Syllogisme? Ou sophisme? Ou tautologie ? Commentaires SVP.
Par Jean Vaysse - Publié dans : ECRITS POUR VOUS
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Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /Déc /2006 07:35
Dans Plus Belle La Vie (PBLV), le feuilleton phare de FR3, plusieurs éléments que j’ai cités précédemment contribuent au succès, aux records d’audience qui font la jalousie de beaucoup de producteurs et de chaînes télé. Nous en évoquerons deux aujourd’hui : 1- Plus Belle La Vie a une technique bien à soi pour susciter le débat. 2. Plus Belle La Vie organise ses scénarios en se basant sur le calendrier réel, celui de « la vraie vie » de tous les jours... FR3 a donc trouvé un bon filon.
Le débat : Plus Belle La Vie évoque régulièrement des questions de société qui font débat parmi les téléspectateurs : la police, les sans papiers, la justice, la prison, les discriminations, le racisme, l’homophobie, la corruption… Et, récemment, la discrimination à l’égard des gros (…enfin, je veux dire, des personnes d’un certain poids…).
Ces sujets sont traités de façon régulière dans le feuilleton de FR3 et sont parfois le fil directeur de plusieurs épisodes successifs, à l’occasion de l’irruption d’un nouveau personnage dont la situation se prête au sujet à aborder. Mais les scénaristes de Plus Belle La vie vont plus loin que ça. Sont intercalées, au fur et à mesure que l’action se déroule, des scènes où deux (ou trois) des personnages principaux de la série entreprennent eux-mêmes la discussion sur le sujet du jour. En général ils se répartissent les opinions les plus courantes sur le sujet. On voit se dérouler sur l’écran le début d’une discussion que l’on poursuivra plus tard dans son propre salon.
Le calendrier :  Plus Belle La Vie est bien le seul feuilleton, à ma connaissance, qui suive systématiquement le calendrier civil. Si Guillaume dit à Luna : « dans deux jours c’est Noël… », c’est qu’on est, réellement, le 23 décembre. Si Carmen parle d’un match de l’OM qui se jouera « demain samedi », c’est qu’on est vendredi soir.
Un feuilleton américain à grand succès avait joué lui aussi de façon structurelle sur le facteur temps, s’agissant non du calendrier mais de l’horloge, à savoir 24 heures chrono. Ce jeu structurel sur le temps n’est pas anodin, qui induit chez le téléspectateur une certaine impression de « réalité » du fait de la correspondance entre sa propre mesure du temps et celle qui rythme le scénario. Ce rapport au calendrier sera par contre cassé dans les reprises de Plus Belle La Vie en DVD…
En tout cas, on aime bien cet ancrage de notre série dans le temps réel : n’est-il pas un peu désagréable, dans les séries américaines qui passent à toutes heures sur toutes les chaînes, certaines plus que d’autres, de voir les gens grelotter de froid sous la neige, dans l’approche des fêtes de fin d’années, alors qu’on est (en réalité) en plein mois d’août ? Ou inversement.
C’est pourquoi on n’aime pas rater un épisode de Plus Belle La Vie, le feuilleton de FR3.
Par Jean Vaysse - Publié dans : ECRITS POUR VOUS
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Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /Déc /2006 02:46
Rien n’est plus stupide qu’un pari : « dans un pari, disait mon grand-père, il y a toujours un voleur et un volé ! ». Mais en ces temps de sondages pour les élections présidentielles de 2007, avec les candidats Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal caracolant en tête, je ne peux m’empêcher de vaticiner ici sur la candidature de François Bayrou.
 
         Quel est le danger de ce pari ? Qu’on m’affuble d’une étiquette politique ? Mais on peut bien analyser un tel sujet en termes de prévisions et de communication sans en dire plus… Que quelqu’un me suive dans mon pari, mise de l’argent sur mon oracle et perde si j’ai tort ? Cela m’inquiète davantage.
 
         Mais lançons nous. Je pense qu’avant la fin de l’année 2006, le candidat de l’UDF, François Bayrou, sera crédité dans les sondages d’intentions de vote à deux chiffres, peut-être jusqu’à 17%.
 
         Pourquoi ? Parce que sa communication est de très bonne qualité et (ce mot est essentiel, sinon la politique ne serait rien d’autre qu’un vulgaire marketing) se trouve en phase avec la grande masse hésitante de l’électorat que n’inspirent pas les candidatures de Sarkozy et de Royal mais qui pour autant n’a pas d’inclinaison marquée pour Jean-Marie Le Pen.
 
         Bayrou se dit « d’extrême centre », touchant ainsi à la fois l’électorat modéré et l’électorat rebelle, voire révolutionnaire. Il confirme en voulant « dépasser le clivage gauche droite » et cite les noms de Delors, Kouchner, Rocard, Nicolas Hulot, DSK (Strauss-Kahn), comme des personnalités auxquelles il aurait recours s’il était élu.
 
         Ce discours ne peut que toucher. Au moment où plus de la moitié des électeurs ne se résignent pas au face à face Sarkozy Royal, il est probable qu’aux 7% dont Bayrou est pour l’instant crédité viennent s’ajouter deux fois trois pour cent pris sur l’électorat des deux précédents et trois autres pris à Jean-Marie Le Pen. 7+3+3+3 = 13, score à deux chiffres dans les sondages. Ce qui peut très vite, par effet « boule de neige » mener à 16 ou 17 %.
 
         On parie ?
Par Jean Vaysse - Publié dans : ECRITS POUR VOUS
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Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /Déc /2006 01:33
Lire, écrire, chercher et apporter des réponses, telles sont quelques unes des actions de base constitutives de la communication.
         D’où cet « appel à témoins », ou concours d’idées, auquel les lecteurs, individus et institutionnels, sont invités à participer en publiant leur commentaire sur ce blog.
         La question est d’ordre juridique, concerne un problème de droit civil en matière de consommation, en l’occurrence à propos du contrat d’abonnement à France Télécom.
        
         Il ne s’agit pas, à ma connaissance, d’un « classique » mais plutôt d’un « inédit » (à vérifier !). Donc pas de jurisprudence spécifique. Les blogs spécialisés en droit et en consommation apporteront-ils des réponses ?
 
Problème :
         Le contrat France Télécom prévoit un abonnement à la « liste rouge » ainsi qu’un service (gratuit) permettant à l’abonné qui le souhaite de rester discret en cachant son numéro quand il appelle. Désignons notre abonné sous le nom de Mr X.
        
         Mais le contrat France Télécom prévoit également un autre service qui permet à l’abonné recevant un appel d’identifier le numéro de l’appelant masqué et anonyme qui l’a réveillé (par exemple). Désignons l’abonné à ce service sous le nom de Mr Y.
Question :
         Que se passe-t-il si Mr Y reçoit un appel de Mr X ? France Télécom peut-il honorer ses deux contrats ? Et sinon que se passe-t-il ?
 
         Si vous êtes comme ça, téléphonez moi…. (chanson connue).
Par Jean Vaysse - Publié dans : ECRITS POUR VOUS
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Samedi 2 décembre 2006 6 02 /12 /Déc /2006 02:24
La campagne de publicité télévisée pour free.fr est certainement l’une des plus originales de l’année et du genre…
 
Avec l’idée de crétin.fr, on entre un peu dans le registre de ce qu’on appelait autrefois « l’amour vache » : tu vas voir ce que tu vas prendre !
 
Dans le spectacle comique, c’est le principe de l’humoriste qui rentre en scène et commence par apostropher le public :
« -      vous êtes des crétins
-         (silence général)
-         de vrais crétins, de vrais de vrais…
-         (quelques petits rires)…
-         des crétins pareils, je n’ai jamais vu
-         (éclat de rire général)
-         la preuve c’est que vous êtes venus voir mon spectacle
-         (la salle est pliée de rire)
-         et plus je vous insulte plus vous riez, vous aimez ça ma parole !
-         (hilarité générale)
-         et ils en redemandent…etc. »
 
La pub pour free.fr amuse les gens ; sont spécialement visés les novices en informatique et télécommunication –à savoir tout un chacun, vu l’évolution constante des technologies et des offres.  Tout le monde a tendance, à l’occasion, à pratiquer le JMMPP (je me mets plus prés) avant de se décider à acheter le modèle dernier cri ou de prendre l’abonnement qui change tout.
 
En fait le téléspectateur n’ignore pas que le crétin de service n’est autre que lui-même. Mais il pense en même temps que le crétin « c’est l’autre », à savoir son voisin. En tout cas, les choses vont évoluer dans ce sens s’il a l’intelligence de s’abonner en premier à free.fr. Et le tour est joué.
 
Je me suis dit qu’avec une telle campagne de pub, un site nommé « cretin.fr » aurait probablement un nombre important de visiteurs. J’ai voulu vérifier par moi-même si le « nom de domaine » était réservé. Et…surprise ! Crétin.fr, ça existe ! Et devinez qui est propriétaire ou exploitant du site ? Je suis allé voir http://www.cretin.fr et c’est moi, en l’occurrence qui avais tout l’air d’un abruti.
Par Jean Vaysse - Publié dans : ECRITS POUR VOUS
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