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Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /Fév /2007 07:08
ART POETIQUE

Je voudrais découper le bi-hexamétrique
En deux morceaux égaux (en deux égaux morceaux),
Dussais-je me vautrer dans l'art dithyrambique
Comme porcin, cochon, porc, truie, goret, pourceau !
La langueur hépatique à l'Alexandrin vint
Donner une colique, il se cassa en trois
Segments brisés ; Victor Hugo en fut le roi.
Mais il advint
Qu'un sot rimeur
Voulut occire
Cette splendeur, oyez Messires :
Mon arrière-grand-mère, Maman coupe-menu,
Assise le ciseau saisissant le tissu
Coupe, coupe et...ouilla!
Je n'ai jamais su couper droit, adieu mes draps.
Et coupe et coupe revoilà
Qautre torchons pour un drap,
Ratés, ma foi.
Un mouchoir mon garçon?
Et jamais ne riait
Ni chien
Ni voisin
Ni visiteur,
Ni garde champètre,
Ni parent éloigné.
Pourquoi cette folie
De découper la poésie
En hexa six, octo huit,
Et le rejet, tiens, pour boucher les fuites!
Coupe, mon gars,
Mais en pensant
Qu'au lieu de draps
C'est de l'encens,
Ferment d'argent,
L'enfant-vent
Du temps.
On ne se couche pas dans l'Alexandrin.
On n'essuie pas dans l'octo ses deux mains.Mais je me mouche dans la boucherDes poètes malhonnêtes !
Répète!
Par Jean Vaysse - Publié dans : poèmes
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Dimanche 28 janvier 2007 7 28 /01 /Jan /2007 12:39
 
Vivre où que sois libre en ton coeur
pOuvoir chasser les ombres et nuages
phYsique instable des mirages
parAnoïa naissante en nos malheurs
dérèGlement espace et temps
 lucidE un peu perdu pourtant


A vivre en dépôt confiné
iL faut penser pour respirer
ô l'accablement de l'attente
détOurner l'oeil de cette pente
les Mots seront le passeport
préamBule à de longs trajets
  dériveR au pays de Mort
promessE d'un heureux projet

le 20 10 2002
Par Jean Vaysse - Publié dans : poèmes
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Vendredi 29 décembre 2006 5 29 /12 /Déc /2006 20:00
 
QUI TU ES

N’oublie jamais qui tu es
Dans la joie, dans la détresse,
Pour autant que te connais,
Même si le sol s’affaisse
Sous tes pas. Gobe la lune,
Pousse un cri. Observe. Cours !
Pense à chacun, à chacune,
A l’existence, aux rebours,
Aux divertissements, aux deuils,
Au frais bouquet de lilas
Qui t’attend là, sur ton seuil.
A celle qui n’est pas là.
Ris, gonfle ton cœur en fête.
Verse une larme au besoin,
Exerce le muscle et la tête.
Chaque instant mérite soin.
Mais pour autant que te connais
Même si la vie te blesse,
Dans la peine ou l’allégresse,
N’oublie jamais qui tu es.
13 07 2002
Par Jean Vaysse - Publié dans : poèmes
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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /Déc /2006 13:05
 
Dans le Journal du Dimanche du 17 12 2006, Bernard PIVOT présente Les mots du comique et de l'humour, de Christian Moncelet, Belin. Il annonce également la sortie de l'édition 2007, la cent-vingt-et -unième de l'almanach Vermot. J'ai pour ma part hésité à verser dans la rubrique « si ça vous amuse » ou dans celle-ci, « poésies » ce poème écrit non pas en 2002 mais vers la fin du sombre vingtième siècle.

Eh là !

Elle a pris des résolutions : scions, scions! Travail de sape. Mort au pape! Elle veut pas qu'on la non-mais-quoi, et puis moi? Elle a pris son air ingénu : nue! Elle croit à la vertu sécu, c'est cul, mais au fond, ça fond. Elle a faim et soif, et mouille, c'est la fête à la grenouille. Saint Antoine retrouvera pour les soirs de tracas son doigt, qu'elle avait perdu, c'est vrai, à treize ans dans un bénitier. Mais je prie la Sainte Agnès pour que ma belle passe à confesse, moi en curé. Confesse, curé, ça peut rimer, c'est mon programme de transition, alors allons. Si on peut pas rigoler, est-ce gai?
Il a pris des résolutions : l'eussions, l'eussions-nous noué, ce lien de lit bourse déliée, ouais... Il a pris son pouls, sa tension, pris l'ascenseur, pris trois whiskys. Qui? Il a pris peur. Il a pris « prie », devise des maris maris. Contracté trois assurances, rances. Et blablaté d'abondance : danse! Et pour ses fesses trois maîtresses. Qu'est-ce?
C'est un texte à clés bâclé.


Par Jean Vaysse - Publié dans : poèmes
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Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /Déc /2006 12:30
 
LIBERTE CHERIE

La liberté des jambes et des mains
Quand ton esprit est arrêté, captif,
Et ne produit que soubresauts rétifs
Remettant joies et refus à demain,

La liberté d’aller et de venir
Courir en rond et s’agiter en vain,
Ou s’essouffler bardé de souvenirs,
Lourds sédatifs et ignobles venins,

Cette liberté-là n’est qu’illusoire.
Qui sommes-nous ? Des robots, des pantins,
Des forts en gueule et faibles en espoir,
La bouche emplie de verbeux baratins.

Ma liberté chérie est une dame
Aux yeux de braise, ignorant les injures.
Son cœur est fier, insoumise dans l’âme,
Sa parole est sucrée comme un fruit mûr.
Par Jean Vaysse - Publié dans : poèmes
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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /Déc /2006 12:23
 
RESISTANCE DITE PASSIVE

Je ne me débattrai pas
Comme un poisson dans la nasse,
De mémoire de gardon,
C’est ainsi que l’on trépasse.
Je suis pris dans le filet
Des mensonges, des soupçons,
Qu’on ne me demande pas
De mordre à leur hameçon.

Ici je n’hiberne pas
Comme marmotte en hiver.
L’ours est pris dans sa tanière
Quand on le surprend la nuit.
Le confort et l’indolence
Viendront en des temps meilleurs
Si je garde vigilance
Et refuse la torpeur.

Pas d’inutiles combats
Comme un passant qu’on détrousse
Car pendant qu’il se débat,
Bleu de rage, vert de frousse,
Il perd, malheureux manant,
Sa vie pour garder sa bourse.
Je garde mon énergie
Pour aimer qui j’ai envie.

 
Par Jean Vaysse - Publié dans : poèmes
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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /Nov /2006 12:19
  LE PRISONNIER

Frères humains qui dehors enfermés
Vous croyez libres en actes et paroles
Tout entravés de vos illusions folles,
Chaînes occultes, aux maillons resserrés,

Pensez à nous en ces murs confinés
Où le soleil –ma foi- se fait discret.
Pensez à ceux dont les jours se dissipent
Au nom des lois, insensibles principes,

A mijoter d’insoucieux demains
Sans plus devoir trimer comme Romains.
Pensez à ceux que le jour présent lasse
Et se traînent ainsi, à coup d’hélas,

Se promettant, et à qui les entend,
De vivre mieux quand ils auront le temps.
Regardez-vous, frères, dans le miroir !
Vous attendez la retraite, la pause,
Et le délitement des jours moroses.

Vous confondez songeries et espoir.
Frères humains, la mort viendra trop tôt.
Mais chaque instant est une prairie verte
Si vous gardez vos esprits en alerte,
Et décidez de bien vivre aussitôt.

Par Jean Vaysse - Publié dans : poèmes
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Lundi 20 novembre 2006 1 20 /11 /Nov /2006 16:13

                             LES CHAÎNES DE L’ILLUSION

                                                 L’homme est né libre. On vit en République.

                                                 Mais sous les rois, les puissants, l’opprimé

                                                 Perd tous ses droits et gémit sous la trique.

                                                 Quel est ce fer qui brise nos poignets ?

                                                On nous enjoint, petits, d’être conformes

                                                A ce qu’attend de nous la société.

                                                Voyez ce moule où l’esclave se forme

                                                Et l’illusion de penser à son gré.

                                                Car on attend de toi que tu désires

                                                Partir toi-même où l’on veut t’emmener

                                               -Chaîne invisible ou transparent harnais-

                                                 L’homme est esclave de ces secrets désirs

                                                 Qu’aliènes forces en lui ont implantés.

                                                  Ce qui le sauve ? Amour, humanité…

                                                                                                              11 07 2002

Par Jean Vaysse - Publié dans : poèmes
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Jeudi 13 avril 2006 4 13 /04 /Avr /2006 19:11

Tes silences sont des paroles comme les autres

Paroles de chats

Silences chiffrés chiffonnés

Silences à pas feutrés

Coups de pattes coups de griffes

Dans le corps des phrases

Silences qui marquent la peau.

JV

autres poésies sur http://poesies-jv.blogspot.com

Par Jean Vaysse - Publié dans : poèmes
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